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Marguerite
rencontre le Maître
dans une rue suite à un coup de foudre. «Oui, l’amour nous frappa comme
un éclair. Je le sus le jour même une heure plus tard …» (propos du maître
tenu à un poète dans l’asile). Cette belle femme oublie son riche mari et sa
situation confortable pour retrouver celui qu’elle appelle le Maître, occupé
à écrire son roman dans son minuscule logement. En un mot … elle était
heureuse. Et bien non pas un instant ! Que fallait-il donc à cette femme ?
[…] ce qu’il lui fallait, c’était lui –le maître-… Elle le soutient dans son travail et le sort de «l’enfer » de
l’asile, de l’idéologie du système en place, de son état névrotique et dépressif
(« Ainsi par exemple, j’avais maintenant peur de l’obscurité. Bref
j’étais dans un état de morbidité psychique .« )grâce à
l’aide de Woland. Sur ce point on peut évoquer l’influence du mythe
de Faust sur le roman. Cependant, dans le "Maître et Marguerite",
contrairement à la version de Goethe, le Diable entre en contact avec
Marguerite (par l’intermédiaire d’Azazello)
pour lui proposer un marché : retrouver le Maître si elle accepte d’être
reine du bal de Satan (cf résumé du livre).En cela le traitement du mythe de Faust dans le "Maître et Marguerite"
est l'inverse de ce qu'il est dans sa version classique.
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Avant de partir pour le bal de Satan, Marguerite va se transformer en
« sorcière » sous l’effet d'une crème
offerte par Azazello et dont elle s’enduit le corps (référence aux croyances populaires). Elle rajeunit,
embellit, devient invisible et capable de voler. Elle
s’envole alors, nue, sur un balai en direction du bal. Profitant de ses nouveaux dons elle
saccage les locaux de l’association des critiques littéraires du Massolit,
dont l’un des membres humilia le Maître. Marguerite s’éleva d’un mètre
au dessus du sol et frappa le
lustre .
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Belle,
nue, destructrice, douée de talents de sorcelleries, telles sont les qualités
requises pour accéder au cercle des femmes proches de Woland - qualités dont
disposent déjà Hella (Une
sorcière nue – cette même Hella qui avait jeté dans une si grande confusion
l’honorable buffetier des Variétés…) et les invitées du bal.
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