Yeshoua est accusé d’avoir troubler l’ordre public. - Ainsi
c’est toi qui incitait le peuple à détruire le temple de Jersusalem ?
Avant de ratifier sa condamnation à mort Pilate le reçoit. Ce qui devait être
un simple procès tourne au « calvaire » pour le procurateur. Dans
un environnement qui lui est hostile (la ville de Jérusalem qu’il déteste,
la nature peu clémente, une mauvaise santé) Pilate perd ses moyens
puis est gagné par la démence. A travers la mort de Yeshoua il voit sa
propre perte. Des pensées fugitives,
bizarres, et incohérentes traversèrent son esprit « il est perdu !… »
puis « nous sommes perdus !… »...
Serein malgré la perspective de son exécution, Yeshoua lit dans les pensées
de son juge, le déstabilisant un peu plus.
La vérité c’est d’abord
que tu as mal à la tête. Et à tel point que tu
songes à la mort.Ne sachant quel choix faire, paniqué, et, vexé par la justesse des critiques de
Yeshoua à son égard, Pilate
envoie l’accusé à la mort. T’imagines
tu, malheureux, qu’un procurateur romain puisse laisser partir un homme qui a
dit ce que tu as dit ? Pris
par le remord, il intervient auprès d’un grand prêtre, qui en l’honneur de
Pâques doit gracier un condamné. En vain : pris entre son orgueil
et les propos de Yehoua, Pilate (un peu à l’image du régime
communiste) devient incapable d’agir. Il se
condamne à vivre dans le regret pour l’éternité. Voilà
près de deux mille ans qu’il […] il voit toujours la même chose : un
chemin de lune, et il veut aller le long de ce chemin en discutant avec le détenu
Ha-Nozri…
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