Ponce Pilate est le héros du roman du Maître où, comme dans la bible il doit décider du sort de Jésus, nommé Yeshoua. Une série d’indices, laisse en effet penser que Yeshoua et Jésus sont le même personnage (la présence de Matthieu Lévi, de Judas, du jardin des oliviers ect…).  Voir Histoire de Ponce Pilate
Yeshoua est accusé d’avoir troubler l’ordre public. - Ainsi c’est toi qui incitait le peuple à détruire le temple de Jersusalem ? Avant de ratifier sa condamnation à mort Pilate le reçoit. Ce qui devait être un simple procès tourne au « calvaire » pour le procurateur. Dans un environnement qui lui est hostile (la ville de Jérusalem qu’il déteste, la nature peu clémente, une mauvaise santé) Pilate perd ses moyens   puis est gagné par la démence. A travers la mort de Yeshoua il voit sa propre perte. Des pensées fugitives, bizarres, et incohérentes traversèrent son esprit « il est perdu !… » puis « nous sommes perdus !… »... Serein malgré la perspective de son exécution, Yeshoua  lit dans les pensées de son juge, le déstabilisant un peu plus. La vérité c’est d’abord que tu as mal à la tête. Et à tel point que tu songes à la mort.Ne sachant quel choix faire, paniqué, et, vexé par la justesse des critiques de Yeshoua à son égard, Pilate envoie l’accusé à la mort. T’imagines tu, malheureux, qu’un procurateur romain puisse laisser partir un homme qui a dit ce que tu as dit ? Pris par le remord, il intervient auprès d’un grand prêtre, qui en l’honneur de Pâques doit gracier un condamné. En vain :   pris entre son orgueil et les propos de Yehoua, Pilate (un peu à l’image du régime communiste) devient incapable d’agir. Il se condamne à vivre dans le regret pour l’éternité. Voilà près de deux mille ans qu’il […] il voit toujours la même chose : un chemin de lune, et il veut aller le long de ce chemin en discutant avec le détenu Ha-Nozri…
La première apparition de Pilate et Yeshoua suit directement l’affirmation faite par Woland sur la véracité de l’existence de Jésus. Woland au critique Berlioz : Figurez-vous que Jésus a réellement existé. Peut être Pilate et Yeshoua sont-ils les éléments de cette démonstration, matérialisée par le roman du maître. Ils prouvent la nécessité d’un dieu et d’un diable   incarnant le bien et le mal. Ainsi Woland s 'addressant à Matthieu Lévi  : Aie donc la bonté de réfléchir à cette question : à quoi servirait ton bien si le mal n’existait pas, à quoi ressemblerait la terre si on en effaçait les ombres ?